Ce samedi soir, les Saints-Crocs ont encore une fois séduit le public avec une Malle de Pandorre bien calée.
Article publié le 27/11/97 dans la Tribune Le progrès
   
        Apparemment rien ne les arrête, ni le plus profond des sentiments ni la plus dur des complexités. C'est ainsi que les Saints Crocs s'attaquent à ébranler les évidences mêmes, celles qui permettent de juger l'autre, celles qui affirment où se situe la normalité, et la maladie, celles qui enferment à tout jamais...
        Sur la scène, l'univers est étrange. Tout est sombre, d'un côté les hommes en blanc, de l'autre, les "cas d'études" avec leurs petits et grands dérangements. Et se déroule ainsi une journée d'hôpital spécialisé bien ordinaire entre réunion de professeurs, et examens des malades.
        Que ces derniers soient bien gardés et tout pourra bien se passer.

        Et voici qu'un malheureux livreur de pizza se trouve enfermé malgré lui pour la bonne et unique raison qu'une personne entrant dans ces lieux n'a plus tout à fait sa raison...

        Mais le regard et l'inexpérience d'une jeune stagiaire remet en doute tous les bons vieux principes. Avec elle, le public est plus que témoins quand sortent de la malle de Pandorre des secrets, des vies, trop cachées, trop enfermées à s'en rendre malades....
        Entre folie douce ou dangereuse, des dialogues forts opposent les malades pas si malades, les professeurs sombrant dans leurs théories... Parce que la vie est bien faite de couleurs, de douceurs, de tendresse, de cette malle de Pandorre apparaît de nouveux critères. La normalité change de camp. Où sont les malades, les vrais, les durs à soigner ?
        A ceux qui croient que tout est acquis, cherchez la malle de Pandorre. A vous de juger...
        Un peu, beaucoup, ou pas si fou que cela ????